NAZIHA MESTAOUI

SOUNDS OF LIGHT

ARTISTE SÉLECTIONNÉE:

Naziha Mestaoui [BE-TN-FR]
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SOUNDS OF LIGHT

Connecter la technologie et les savoirs ancestraux pour donner à voir l’invisible

Depuis 8 ans, l’artiste digitale Naziha Mestaoui collabore avec la tribu Huni Kuin d’Amazonie. Cette collaboration inédite a pour objet de connecter la technologie et les savoirs ancestraux pour donner à voir l’invisible et créer une expérience sensible.

Ce travail initié durant de longs séjours en Amazonie est au croisement entre la science, les technologies et les cultures les plus ancestrales et se concentre autour d’une remise en question de notre perception matérialiste de la réalité.

En effet, contrairement aux cultures occidentales, nombre de tribus vivent dans une réalité faite de mondes visibles et invisibles. Les chants sacrés sont un élément de technologie de l‘invisible faisant partie de la réalité de ces sociétés ancestrales. Dans sa recherche, autour de sa passion pour les sciences et la physique quantique en particulier, l’artiste a cherché à expérimenter par le vécu, les sensations et les émotions des réalités fondamentalement éloignées de notre mode de vie.

L’oeuvre Sounds of light de Naziha Mestaoui, qui associe la présentation d’une oeuvre d’art technologique à une véritable collaboration artistique avec les membres d’une tribu d’Amazonie, appartient à une nouvelle génération de projets. Ici la technologie et l’ancestral ne sont plus opposés, mais associés au profit d’une véritable expérimentation. L’oeuvre se présente comme une installation sonore et visuelle qui utilise les technologies pour donner à voir l’invisible à partir des chants sacrés d’Amazonie. Un plateau rempli d’une fine pellicule d’eau est présenté dans l’espace. Les chants sacrés enregistrés en Amazonie auprès du Chaman Iban Huni Kuin se répandent dans le bassin. Les ondes sonores génèrent des vibrations physiques structurant une multitude de formes géométriques à la surface de l’eau qui se reflète dans l’espace. Elles créent un soleil en fusion dont la couleur change en fonction des émotions du chaman durant le chant. En effet, les émotions du chaman sont analysées lors des chants à l’aide d’une interface cérébrale. Notre corps est composé de 70% d’eau et ces chants sont des soins. L’oeuvre donne ainsi à voir les effets de ces chants sacrés sur la matière. L’installation déploie dans l’espace les différentes facettes des vibrations qui composent notre réalité : son, lumière, matière, énergie, sentiments, …

Cette oeuvre puise son énergie, ses racines et sa raison d’être au plus profond de la forêt et de la culture amazonienne, où l’artiste a rencontré et vécu l’étonnante réalité des chants sacrés du peuple Huni Kuin.

A travers son œuvre Naziha Mestaoui nous reconnecte au vécu sensible et aux dimensions invisibles de la réalité. Par là, elle réinvente et réajuste aussi le rôle qui est traditionnellement imparti à l’artiste en Occident. Ayant fait un véritable travail d’immersion de perception et de transmission, elle nous initie à ces vécus mythiques en s’inspirant du travail des chamans eux-mêmes.

BIO

Artiste et architecte belge et tunisienne, Naziha Mestaoui est une pionnière de l’art digital dont les installations scellent l’union innovante de l’espace, de l’image et de la technologie. Ses œuvres multimédias interactives questionnent la déconnexion de notre culture occidentale de son environnement et replace la nature au cœur des enjeux culturels. A travers son art, elle nous invite à utiliser nos technologies nous reconnecter à la nature, créant une dynamique qui a la capacité d’inspirer notre avenir.

Une de ses œuvres les plus célèbres – 1 Heart 1 Tree a été créée à l’occasion de la conférence sur le climat de l’ONU à Paris en décembre 2015 (COP21). Naziha Mestaoui a créé des forêts de lumière monumentales par la projection.

Ses œuvres numériques ont déjà fait le tour du monde: MOMA à New York, Centre Georges Pompidou à Paris, Biennale de Dakar, Musée de la photographie à Tokyo, Biennale d’Art Contemporain à Séville, SESI de Sao Paulo, Biennale de Rabat, MOCA de Shanghai.

PRODUCTION

Œuvre autoproduite

Enjeux de recherche / Innovation

« Artiste et architecte, je suis depuis toujours passionnée par l’idée de questionner la réalité dans laquelle nous vivons pour en imaginer l’avenir avec un triple objectif : être force de proposition, contribuer à élargir le champ des possibles et inspirer à travers mes créations. Dans cette démarche, sciences et technologies sont au cœur de mes recherches. J’ai par ailleurs toujours eu une grande connexion avec la nature et naturellement, j’en suis venue à me passionner de physique quantique, qui propose une remise en question de la réalité.

Notre culture occidentale s’inscrit dans une vision matérialiste du monde. Mais depuis la révolution scientifique, que nous a amené la physique quantique il y a un siècle, nous savons que notre monde est principalement immatériel. Ce qui nous entoure, y compris notre corps, est surtout composé de vide et d’énergie. Tout est interconnecté au niveau fondamental. Cette vision de la réalité peut nous sembler contre-intuitive, mais il existe des civilisations pour lesquelles elle est intuitive. Sociétés que j’ai eu envie d’observer et de comprendre de l’intérieur, non pas avec une approche théorique et intellectuelle mais avec une approche sensible, que ce soit du vécu. C’est ce long travail de recherche autour de la physique quantique qui m’a alors conduite en Amazonie en 2011.

Ces sociétés qu’on associée souvent au passé sont à mon sens une véritable source d’inspiration pour l’avenir qu’on est amené à créer. Ils sont dans un autre rapport au monde, à l’autre et à eux-mêmes, dans lequel il n’y a pas de séparation, tout est interconnecté.

Pour eux, la réalité physique et visible n’est qu’une facette parmi une multitude d’autres et les facettes invisibles de la réalité sont essentielles et centrales. Chaque espèce d’arbre et d’animal est associée à un esprit, une énergie. Ils ont des chants et des motifs géométriques qui sont les traces ces énergies immatérielles dans la réalité physique.

Le travail de recherche mené sur le terrain au cœur des tribus a donné naissance à une série de projets dont Sounds of Light qui utilise les sciences et les technologies pour donner à voir les facettes invisibles qui composent notre réalité. Cette réalité immatérielle nous impacte que nous le voulions ou non, elle est mesurable par des outils scientifiques et par une approche rationnelle. C’est cette démarche qui a donné naissance à l’œuvre Sounds of Light qui utilise la cymatique pour donner à voir l’énergie émise par le chant. Et l’utilisation d’une interface cérébrale composée d’électrodes placées sur la tête du chamane durant le chant permet également de donner à voir les émotions et l’état dans lequel le chamane est durant le chant.
Sounds of light crée un pont entre deux mondes, deux manières de percevoir la réalité.

DIFFUSION DE L’ŒUVRE

– Abu Dhabi Artfair, galerie ArtHub, UAE, 2013
– Feito por Brasileiros, Citade Matarazzo, Sao Paulo, 2014
– Espace Krajcberg, exposition monographique, Paris, 2014
– Miami Art Basel, Elyx space, USA, 2014
– La Havana Contemporary Art Biennale, Cuba, 2015
– Eldorado Lille 3000, Maison Folie Moulins, 2019
– Biennale de Rabat, Fort Rottenbourg, 2019

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