Start-up

NEXTRIDE

HERMINE Thomas & DELVAUX Mathieu & DE RÉ Margaux

2012
Application mobile de mobilité
WebFb

NextRide, c’est un demi million d’installations sur iPhone et Android et 200 000 utilisateurs actifs.
L’application a été désignée deuxième meilleure application belge par le journal Le Soir, et figure au classement des 50 start-up dans lesquelles investir selon le Trends.

NextRide est le compagnon mobile des transports en commun.L’application (iPhone et Android) offre un accès gratuit, rapide et amusant aux horaires des bus, trams et métros en Wallonie (TEC) et à Bruxelles (STIB).

Attendre sous la pluie, à un arrêt de bus non couvert, sans horaires affichés, pour un bus probablement en retard ? De l’histoire ancienne ! NextRide veut encourager la mobilité durable et rendre plus agréables les transports en commun avec la meilleure application de mobilité : horaires, itinéraires, perturbations, notifications push en cas de grève, horaires hors-connexion, rappels, accessibilité, le tout, avec une interface agréable, forte de milliers de feedbacks utilisateurs !

Crée en 2012 par quatre étudiants motivés, la start-up a souhaité répondre au challenge de la mobilité du XXIe siècle : digitaliser et moderniser l’accès à l’information-voyageur.

Depuis, la start-up a tissé des partenariats avec les transporteurs belges, mais aussi avec de nombreux acteurs de la mobilité. Le but est simple : encourager l’usage des transports en commun. Car pour Nextride, c’est en améliorant l’accès à l’information des transports publics qu’on peut rendre ces derniers plus confortables et concurrentiels par rapport à la voiture.

Mise en évidence de la singularité de la start-up, de sa plus-value & de sa dimension « innovation »

NextRide est pionnière dans la digitalisation de l’accès à l’information-voyageur pour les transports publics. A l’époque de sa création, Nextride et le TEC, c’est David contre Goliath. L’entreprise publique est à la traîne, les enjeux du digital lui sont quasiment inconnus.Grâce à la start-up, pour la première fois, l’Open Data fait son apparition dans le paysage belge de la mobilité. Les données TEC sont ainsi libérées et mises à dispositions du grand public. NextRide devient alors un acteur important du paysage Open Data belge.

Mais tout cela n’aurait pas eu lieu sans une équipe motivée. Car si Nextride a été imaginée dans une chambre d’étudiant, c’est parce qu’elle est née d’une passion : une passion pour la ville intelligente et la mobilité de demain. Ainsi, les fondateurs de la startup ont en commun d’être de gros utilisateurs des transports publics et refusent d’avoir une voiture personnelle. Une fierté qui, toujours aujourd’hui, leur permet de poursuivre d’autres projets.

De NextRide la startup est née nextmoov, l’agence digitale spécialiste de la mobilité. Diplôme en poche, les fondateurs de NextRide continuent à vouloir révolutionner la mobilité et signent Cambio, leader belge de carsharing et avec Modalizy (Octa +), une carte de paiement pour la mobilité douce.

Quelles ont été vos motivations lors de la création de la start-up ?

NextRide existe car nous voulons moderniser le paysage de la mobilité en Belgique. Pour nous, NextRide est avant tout l’histoire d’une passion. Convaincus de l’importance de la mobilité durable, nous avons voulu lui donner les moyens de conquérir le quotidien des belges. Prendre un bus en wallonie et à Bruxelles s’apparente souvent à un calvaire : attendre le bus, chercher l’arrêt, trouver le bon sens de circulation, savoir où descendre. La technologie apparaît alors comme LA solution.

4 ans, un demi-million d’installations de l’application, et des milliers de feedback utilisateurs plus tard, NextRide est un incontournable du paysage de la mobilité belge. C’est d’ailleurs grâce et avec sa communauté que NextRide a pu grandir.

Véritable carburant, les utilisateurs quotidiens de l’application et leur satisfaction sont la motivation première du projet.

Quels ont été les obstacles rencontrés lors de cette création ?

Lorsque l’on crée une startup, le plus dur est de convertir la passion en un modèle économique viable. C’est une réalité difficile, qu’on peut essayer d’ignorer, mais qui fini par nous ratrapper. Plus encore, lorsqu’on a des parents fonctionnaires et ouvriers, il faut oser mettre les pieds dans le monde de l’entreprise. Et ça, ce n’est pas facile.
La startup, c’est un balancier permanent qui oscille entre deux mood : j’adore ce que je fais et je veux continuer à le faire / je ne peux pas baser ma carrière entière sur des incertitudes. Chaque minute mise dans le développement économique de l’entreprise est une minute en moins à réfléchir à une nouvelle version de l’application, ou à répondre aux utilisateurs.

Mais la véritable solution à ces difficultés, c’est les autres ! Ceux qui conseillent, qui aident, qui soutiennent, qui supportent. Nous avons fait des rencontres inoubliables, des personnes bien intentionnées nous ont aidées, épaulées, et toujours aujourd’hui l’aventure humaine est incroyable.

Nous avons eu la chance de rejoindre des incubateurs de startup : le Venture Lab et Leansquare. L’un nous a permis d’avoir deux coachs d’exception et de forger notre réseau ; l’autre nous a surtout aidé à trouver un business model pour rentabiliser l’application. Et puis il y a toutes les aides non-officielles.

Le fait d’être «créatrice» vous a t-il semblé constituer une singularité dans le champ des start-up ?

Être une femme dans le monde de l’entreprise n’est jamais simple, surtout lorsqu’on est entourée d’hommes. Automatiquement, les regards se tournent plus volontiers vers mes collègues. C’est comme ça. J’ai toujours préféré ironiser sur ces situations, je n’en ai jamais fait une tare. Nous sommes tous extrêmement fiers de ce que nous avons fait, et le regard d’entrepreneurs rétrogrades n’enlève rien à cela. Petit à petit, le monde de l’entreprise évolue, et naturellement, d’ici quelques années, être une femme ne sera plus un frein pour entreprendre. Du moins c’est ce que je souhaite.

À l’inverse, la majorité du grand public n’a pas d’apriori si vous êtes une femme. J’ai eu la chance de m’occuper des relations avec les utilisateurs pendant plusieurs années. J’ai toujours assumé mes contacts avec les utilisateurs en signant de mon prénom. Jamais personne ne m’a fait sentir que j’étais moins crédible. Quand vous faites quelque chose qui aide vraiment les gens au quotidien, ils sont juste encourageant et reconnaissant, et n’ont pas envie de vous juger.

Quels conseils pourriez- vous donner à une future entrepreneuse ?

Faites ce que vous aimez, ce qui vous fait vibrer.

Il n’y a rien qui me rende plus triste que de rencontrer des gens, des femmes, qui se brident parce qu’elles pensent que “ça ne marchera pas” ou que “ce n’est pas possible”. On ne peut savoir si un projet est un échec qu’une fois que l’échec est là. J’ai vu des femmes si motivées par ce qu’elles faisaient qu’elles en auraient soulevé des montagnes. Au contraire, j’en ai vu d’autre s’enfoncer dans des projets qui ne les passionnent pas juste parce que c’est rentable, ou que ça “marche”.

Je vous laisse deviner lesquelles étaient les plus heureuses

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